ITAC gravel #1 : Veynes - Le Laverq en 8 ou 9 étapes par Ceüse, Serre Ponçon et Boscodon
Lac de Peyssier
Lac de Peyssier - Rémi Borel

ITAC gravel #1 : Veynes - Le Laverq en 8 ou 9 étapes par Ceüse, Serre Ponçon et Boscodon

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⛰️ Itinéraires Touristiques des Abbayes Chalaisiennes ⛰️

Votre itinérance gravel vous amènera de Veynes à l'Abbaye du Laverq en 8 ou 9 étapes.
Vous explorerez la mystique abbaye de Clausonne, l’apaisante plaine de Peyssier, la célèbre falaise de Céüse, la tumultueuse Durance, le magnifique lac de Serre-Ponçon. Le parcours se terminera dans le vallon du Laverq, joyau de nature niché en haute montagne.
Le tracé sillonne des belles pistes et routes très peu fréquentées reliant villages riches d'histoires et de patrimoines.
Le tracé emprunte des pistes pour 45 % du parcours, des petites routes pour 48 % et d'autres routes plus grandes pour 7 %.
Vous évoluerez dans des paysages abondamment variés, allant d'alpages de montagne à des rivières préservées, des charmants villages, des points de vue à couper le souffle et des fraîches forêts.

Les étapes sont tout à fait réalisables dans une journée et ont été choisies de sorte qu'il n'y ait pas 2 journées difficiles consécutives. Un hébergement en dur est possible à chaque étape.

Le tracé ne présente pas de difficulté majeure pour qui pratique le vélo-gravel mais la proportions sur pistes est assez importante.

Pour relier Barcillonnette à Valserres, il est proposé une variante qui permet de passer sous les falaises de la montagne de Céüse et au col des Guérins (étapes de 02 et 03 à la place l'étape 02-03).

Le tableau des étapes est disponible dans les photos de cette itinérance.

Les 27 patrimoines à découvrir

  • Veynes
    Veynes - Rémi Borel
    Histoire

    L'étoile de Veynes

    À l’époque romaine, Davanium (Veynes) est une étape entre Vapincum (Gap) et Valence. Au Moyen-Âge, époque de prospérité, des marchands lombards battant monnaie, ainsi que plusieurs familles de confession juive, s’installent à Veynes. Jugées responsables de l’épidémie de peste de 1348, ces dernières seront victimes d’un pogrom qui n’épargnera que les enfants.
    À la Renaissance, les Veynois se convertissent au protestantisme. Persécutés sous Louis XIV, ils sont nombreux à fuir en Suisse, Allemagne et Hollande et la ville perd ainsi une partie importante de sa population active. Certains auront des destins prestigieux, tels André de Revillasc (général de l’armée prussienne) ou Abraham Patras (gouverneur de Sumatra).
    En 1875, Veynes devient « cité cheminote » avec l’arrivée du chemin de fer. Ce point central du trafic des Alpes du Sud est alors surnommé « l’étoile de Veynes ». Avec le déclin de l’activité ferroviaire dans les années 1970, la ville se réoriente et devient « ville solaire ».
  • Marnes et terres noires
    Marnes et terres noires - Joelle Noguer
    Géologie

    Les étranges terres noires du col de la Bachassette

    En d’autres lieux, on les appelle « mauvaises terres » parce que rien n’y pousse. Ici, l’endroit se nomme Bachassette, la petite cuvette, parce que l’eau stagne après y avoir sculpté un étrange paysage.
    La marne doit sa couleur au carbone caractéristique à sa formation en milieu marin profond, où l’absence d’oxygène a permis la conservation de la matière organique. Sa forte teneur en argile (70%) implique une forte perméabilité et rend stérile les terrains.
    Elle est aussi très friable. C’est la forte pression exercée sur elle par la masse sédimentaire, qui lui a donnée une structure feuilletée facilitant aujourd’hui son érosion. Une érosion par le gel qui la fait éclater en surface et par ruissellement des eaux. C’est ce qui a façonné ces dos d’éléphant !!
  • Village du Saix
    Village du Saix - Rémi Borel
    Petit patrimoine

    Village du Saix

    Le charmant village du Saix vous surprendra par ses maisons en pierre qui rappellent l'architecture provençale. Vous pourrez découvrir les ruines du château, ravagé par les guerres de religion du 16ème siècle lorsque la famille seigneuriale de Gruel décida d’y donner asile à de nombreux ecclésiastiques. 
    Tout près des ruines, la statue blanche de La Vierge surplombe le village. Elle a été hissée en 1943 sur un traineau tiré par des mulets et provient d’un don d’un réfugié de Lorraine accueilli au Saix au début de la Seconde Guerre Mondiale.
    Érigée vers 1605, l’église Saint-Vincent est située au cœur du village pittoresque et remplace les églises Saint-Vincent (au cimetière) et Sainte-Catherine (à côté du château) disparues.
  • Trompes du Faï
    Trompes du Faï - Norman Lancelot
    Histoire

    Le hameau du Faï : liens sociaux et curiosités sonores

    Le hameau du Faï est un lieu d'accueil géré par l'association Les Villages des Jeunes-Solidarités Jeunnesses. Il participe activement à la vie sociale de la vallée du Buëch. Des chantiers de jeunes internationaux et des chantiers d’insertion sont accueillis sur site, des animations culturelles ainsi que des soirées à thème sont organisées et favorisent le brassage interculturel et générationnel.
    En 1994, a été créé un ensemble musical monumental unique au monde : d'énormes "trompes" (enceintes acoustiques directionnelles) ont été construites face à une formidable chambre d’écho naturelle constituée par les falaises qui surplombent le site. Le son par un effet de cathédrale emplit toute la vallée. L’instrument est aujourd’hui destiné à des expérimentations et performances sonores sans limites ni équivalent ailleurs dans le monde. Le festival "la Montagne qui chante" a lieu tous les 17 août.
  • Abbaye de Clausonne
    Abbaye de Clausonne - Rémi Borel
    Petit patrimoine

    Abbaye de Clausonne

    L’abbaye de Clausonne est la première fille de Notre-Dame de Lure, elle-même fille de Notre-Dame de Boscodon. L’année de sa fondation n’est pas précise mais il est possible de la dater vers 1185. Le site de Clausonne, situé en bordure du torrent de Maraize, présente un attrait spirituel en raison de son isolement géographique et renforce le maillage existant entre les communautés chalaisiennes méridionales de Lure, Boscodon et Valserres. Une longue journée de marche doit permettre de relier les sites entre eux, ce qui sera essentiel pour la transhumance des brebis vers la plaine de la Crau où l’abbaye de Puyredon est fondée en 1205.
    Le seigneur du Val-d’Oze fait don du domaine sur lequel les moines vont construire l’abbaye. Celle-ci possèdera également des terres, des pâturages et des vignes. Les revenus demeurent toutefois modestes. Malgré son isolement, l’abbaye et ses occupants vont subir plusieurs pillages et destructions. En 1573, les exactions des troupes protestantes lui sont fatales et l’abbaye disparait en tant que monastère régulier. Jusqu’à cette date, Clausonne et Boscodon auront maintenu une existence indépendante plusieurs siècles après la disparition de l’Ordre de Chalais.
    À partir de cette date, l’édifice sera investi et transformé en ferme puis en mairie- école après la Révolution. Une église paroissiale a été aménagée dans le chœur pour les 80 habitants du village de Clausonne, qui a disparu après le rachat par l’État de l’ensemble du domaine pour en assurer la gestion forestière.

    https://www.abbayedeclausonne.org
  • Torrent de Maraize
    Torrent de Maraize - Norman Lancelot
    Flore

    Espace Naturel Sensible de la Haute Vallée de Maraize

    La Haute Vallée de Maraize, site de 2 000 hectares, a été classée « Espace Naturel Sensible » par le Conseil Départemental des Hautes-Alpes en 1987 du fait de la somptuosité de ses paysages et de ses caractéristiques géologiques et floristiques particulières.
    Le climat, d’influence fortement méditerranéenne dans un massif alpin de moyenne altitude et très accidenté, favorise le développement d’une flore et d’une faune d’une grande diversité grâce aux différents biotopes existants.
    L’entrée dans le massif d’Aujour se fait par les gorges du Gouravour, impressionnantes par leur étroitesse et leur hauteur. Elles offrent un panorama géologique assez unique, et recèlent des trésors cachés, comme des genévriers thurifères vieux de mille ans ! Les couples d’aigles et les chamois accompagnent parfois les visiteurs.
    Ce territoire est aujourd’hui abandonné par les hommes : les vestiges de l’abbaye de Clausonne et la ferme du Faï sont les derniers foyers d’une occupation qui fut pourtant durable et importante. L’installation en l’an mille du castrum d’Oze, au pic de Saint-Ponçon, sur le rebord nord ouest du massif, illustre cette dimension tutélaire.
    Ce plateau d’altitude, « château fort naturel », a abrité sur tout son espace une population nombreuse dans le lointain Moyen-Âge ; le site d’Oze-la-vieille, en bordure du massif au-dessus du Saix, permet de mesurer à quel point Aujour n’était pas un territoire marginal, mais fut le cœur du Val-d’Oze.
  • Lac de Peyssier
    Lac de Peyssier - Norman Lancelot
    Lac

    Lac de Peyssier

    Le nom Peyssier vient de l’occitan peissier qui vient lui-même du latin paxilli qui désigne un bassin, une retenue d’eau produite par un barrage de pieux. Dans les années 1970, un barrage a été construit pour développer l’irrigation agricole dans le Val-d’Oze.
  • Plaine de Peyssier
    Plaine de Peyssier - Rémi Borel
    Pastoralisme

    Plateau de Peyssier

    Les traces d’habitat restent assez discrètes dans le vallon et pourtant, ce territoire fut bien investi. Un castrum (château fort et village) existait près de la ferme des Oustaus aux XIIe et XIVe siècles. Il était rattaché à la seigneurie d’Oze et avait été placé sous la dépendance des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Le site fortifié a disparu à l’occasion des crises de la fin du Moyen-Âge, puis a été réoccupé au cours du XVIe siècle.
    Des quatre fermes qui occupaient le plateau, il ne subsiste que deux bâtiments à Laboudou et aux Oustaus. Il existait deux autres fermes et maisons au Jas des Aygues et au Raugou qui sont largement ruinées. Toutes ces fermes appartenaient depuis le XVIIe siècle au moins au seigneur de Vitrolles qui en retirait des revenus relativement importants. Elles étaient affermées à des fermiers ou métayers qui versaient une rente au seigneur contre le droit d’occuper ses terres.
    À la fin des années 1870, ces fermes passent à une société contrôlée par François Pavie, maire de Savines, qui revend ce domaine à l’administration des Eaux et Forêts. Les fermes situées sur les contreforts sud de Peyssier aux quartiers du Grand Pré, des Selles et de Rochecourbe étaient également habitées par des agriculteurs qui étaient propriétaires des terres environnantes. Le hameau des  Selles est abandonné au moment de la 1ère guerre  mondiale, alors que les deux autres le sont à la fin du XIXe siècle.
    En 1906, ces quartiers sont déjà achetés par l’administration des Eaux et Forêts, alors que l’essentiel du domaine des barons de Vitrolles est aujourd’hui la propriété des communes d’Esparron et de Barcillonnette.
  • Village d'Esparron
    Village d'Esparron - Joelle Noguer
    Histoire

    Vallée du Déoule et figure locale

    Le caractère méditerranéen de cette vallée de Terres Noires, entaillées de profondes ravines, lui confère un climat doux. Le Déoule, affluent de la Durance, s’écoule dans cette vallée sauvage et parsemée de petits hameaux et villages, Esparron, Barcillonnette, au cœur desquels demeurent des patrimoines restaurés à découvrir : église, lavoir, fontaine, four communal. Au hameau d’Espréaux, trône une petite chapelle entièrement restaurée.
    On a peine à imaginer qu’au XIIIe siècle, le vieil Esparron se réfugiait sur les hauteurs du rocher de St-Pierre et comprenait six villages de belle taille, chacun avec sa chapelle et son cimetière.
    Barcillonnette, héritière du Val Civique, a été l’un des villages où la fibre révolutionnaire a vibré fortement. Rares étaient les communes rurales qui penchaient pour les valeurs républicaines et laïques dans un milieu très imprégné de traditionalisme religieux. Barcillonnette a longtemps incarné cette singularité.
    Saoussa, magicien local
    Pierre Clavel, surnommé Saoussa, est né à Esparron et a fréquenté le territoire compris entre Veynes, Serres et Tallard au XIXe siècle. Berger d’un maigre troupeau, il passait son temps à parcourir le pays, se faisant héberger par les uns et par les autres, qui n’osaient lui refuser l’hospitalité. Il se consacrait à l’exercice de thérapeutiques empirico-magiciennes ou à la pratique de la magie et de la sorcellerie. Il jouait des tours à ceux qui ne le recevaient pas correctement. Il passait pour un guérisseur à l’aide des plantes et de la magie, ayant un lien particulier avec les serpents.
    Pour aller plus loin : Cinq figures de magiciens en Dauphiné et Savoie, Alice et Charles Joisten, Le monde alpin et rhodanien. Revue régionale d’ethnologie, 1986.
  • Grotte des Maquisards
    Grotte des Maquisards - Pascal Picceu
    Histoire

    Grotte des Maquisards

    Durant la seconde guerre mondiale, la montagne de Céüse était un lieu de cachette privilégié par les maquisards du gapençais. Sa forme en fer à cheval en faisait un excellent poste d’observation surplombant la vallée.
    La grotte des Maquisards située sous les falaises de Céüse, a été creusée sous un des nombreux blocs tombés de la falaise. Elle a servi de refuge à une quinzaine de maquisards en 1943, pendant l’occupation allemande. Dénoncés par un traître, ils ont été arrêtés le 29 novembre 1943. Un seul a pu s’échapper, les autres sont morts en déportation.
  • Église de Sigoyer
    Église de Sigoyer - Norman Lancelot
    Petit patrimoine

    Sigoyer, village du piémont de Céüse

    Vière berceau de Sigoyer
    Le village de Sigoyer est né entre les torrents du Baudon et du Pissenton. Il s’appelait Sigoyer-sur-Dô ou Sigoyer-sur-Tallard. Des remparts datant du XIVe siècle protégeaient le château, l’église et quelques maisons. En comptant trois hameaux à l’extérieur des remparts, on y dénombrait 150 habitants. A partir de 1715, des éboulements importants provoqués par des crues torrentielles ont emporté les terres, l’église et de nombreuses maisons. Les habitants ont dû se résoudre à abandonner leur village en 1845. Il n’en reste plus que quelques ruines. Le nouveau chef-lieu a été créé par la suite, en décidant de construire l’église actuelle autour de laquelle s’est développé le village de Sigoyer
    Sépulture gauloise
    Une sépulture celte d’un chef guerrier gaulois a été découverte avec des vestiges d’armement (épée ployée et son fourreau, une partie de bouclier, fer de lance, ceinturon). Elle est datée de la deuxième moitié du Ier siècle avant notre ère.
    Chapelle Saint-Laurent
    Cette chapelle est ce qui reste d’un prieuré fondé par l’abbaye Saint-Michel-dela-Cluse. Elle est édifiée au XIe siècle, de style roman provençal. Du XVe au XVIIIe siècle, le prieuré a été tenu par l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem puis l’Ordre de Malte.
  • Falaises de Céüse
    Falaises de Céüse - Norman Lancelot
    Géologie

    Promontoire rocheux du massif de Céüse

    La montagne de Céüse est un bel exemple de cuvette structurale perchée culminant à 2016 m d’altitude. Sa corniche en forme de fer à cheval est constituée de très belles falaises de calcaire tithonique de 30 m à 130 m de hauteur. Elles sont équipées pour la pratique de l’escalade, très renommées et prisées par les grimpeurs. On y trouve l’une des voies les plus difficiles au monde : Biographie ou Realization : 9a+ (niveau extrême en escalade). C’est également le berceau d’une biodiversité riche et reconnue intégrée à un site Natura 2000. Vous pourrez y apercevoir la marmotte, le crave à bec rouge ou le faucon pèlerin.
    Céüsette ou la Petite Céüse, située en face de l’autre côté du col des Guérins, constitue un promontoire sur la vallée de la Durance.
  • Tallard
    Tallard - Norman Lancelot
    Architecture

    Tallard

    Les premières traces d’implantation humaine datent du paléolithique. Des fouilles, sur l’actuel aérodrome de Tallard, ont révélé la présence d’un village très actif qui atteste d’une sédentarité inédite pour l’époque.
    L’implantation stratégique de Tallard est d’abord liée à des intérêts commerciaux. Le site se trouve sur le parcours joignant Marseille au Piémont italien en passant par la vallée de l’Avance, et permet de contourner Gap le long de l’ancienne voie romaine. L’actuel village s’implante à la suite de la construction du château fort au XIVe siècle. Auparavant, le village était perché à Ville Vieille pour s’isoler des voies de passage et donc des pillages.
  • Chateau de Tallard
    Chateau de Tallard - Norman Lancelot
    Petit patrimoine

    Château de Tallard

    Le château est un des édifices fortifiés médiévaux les plus notables des Hautes-Alpes. Il était protégé à l’est par la haute falaise dominant le lit de la Durance ; au sud par un large fossé creusé ; à l’ouest et au nord par les remparts fortifiés entourant le village rassemblé au pied du château. Un réseau de galeries souterraines permettait aux habitants d’accéder aux puits en période de fermeture des portes. On entrait dans le bourg par cinq portes, seule celle de Durance est encore visible.
    Les remparts ont été détruits au début du XXe siècle pour la construction de maisons, la nouvelle place du village se retrouve à l’extérieur des remparts. L’église du village, auparavant à l’extérieur des remparts, a été détruite et au XVIIe siècle, il a été décidé de relocaliser l’église Saint-Grégoire à l’intérieur des remparts.
  • Vignes à Valserres
    Vignes à Valserres - Joelle Noguer
    Savoir-faire

    Du vin dans les Hautes-Alpes

    Créée en 1950, la Cave des Hautes Vignes de Valserres est l’unique cave coopérative vinicole des Hautes-Alpes. Elle rassemble et vinifie les raisins des coteaux de l’Avance et de la Durance sous l’appellation Hautes-Alpes Indication Géographique Protégée. Les vignes, plantées entre 600 et 900 mètres d’altitude, sont soumises à de fortes amplitudes thermiques entre le jour et la nuit. Associés au climat et au sol, les raisins donnent des vins présentant une belle fraicheur.
    Le vignoble haut-alpin regroupe une belle diversité de cépages dont les principaux sont : chardonnay, cabernet, merlot, viognier, vermentino ainsi que le mollard qui signifie « petite montagne », ancien cépage rare et historique du département. Au-delà de la cave coopérative, vous pouvez partir à la rencontre de vignerons passionnés : il existe une dizaine de domaines viticoles dans les Hautes-Alpes.
  • Les demoiselles coiffées
    Les demoiselles coiffées - Jennifer Noris
    Géologie

    La salle de bal des Demoiselles coiffées

    Curiosité géologique
    Sur la commune de Théus, le vallon du Vallauria recèle la plus importante concentration française de Demoiselles coiffées ou Cheminées de fées. Ces Demoiselles coiffées émergent d’un paysage ruiniforme, sur les flancs sud du Mont Colombis, au sein de terrains tendres déposés par les glaciers. Dans ces moraines, les cailloux ne sont pas triés : on y trouve donc, mélangés, des éléments de toutes tailles, du bloc grossier à l’argile.
    En période chaude, l’eau contenu dans le sol s’évapore vers la surface mais reste bloquée sous les plus gros blocs permettant une cristallisation lente et homogène dans la « cheminée ». L’érosion se poursuivant, elle entraîne les éléments instables et laisse en place les matériaux soudés. La Demoiselle est née… À Théus, les plus âgées d’entre elles auraient 18 000 ans.
    Ces cheminées qui font la légende
    Un jour, à l’occasion de la venue d’un violoniste, de jeunes demoiselles qui aimaient danser, organisèrent une fête dans un vallon où coule le ruisseau du Vallauria. La fête eut lieu le Mardi Gras. Elles dansèrent jusqu’à ce que leurs cavaliers voulurent s’arrêter car le lendemain était jour du Carême. Entrainées par la musique, elles continuèrent jusqu’aux dernières coups de minuit. Mal leur en pris, elles furent condamnées à une valse éternelle, pétrifiées dans la « salle de bal ». Depuis ce temps-là, on trouve au-dessus du torrent, ces curieuses colonnes de pierre coiffées d’un caillou. On raconte aussi que lorsque la pierre tombera, elles seront délivrées de leur triste sort de Demoiselles coiffées !
  • Église de Chorges
    Église de Chorges - Joelle Noguer
    Petit patrimoine

    Chorges

    L’église Saint-Victor date du début du XIIe siècle. De style roman à l’origine, l’église a subi de nombreuses restaurations, notamment aux XVe et XVIIe siècles. Ainsi, la croisée d’ogive de la voûte et la fenêtre de la chapelle de la Vierge sont de style gothique flamboyant (XVe siècle). La voûte est en anse de panier. Le clocher a été reconstruit en 1690 après avoir été détruit par la foudre. L’église a été classée Monument Historique en 1862.
    La fontaine de la place Lesdiguières date de 1548. C’est l’une des plus anciennes et plus belles fontaines du département. Elle est construite en marbre rose local. L’eau s’écoule par des dégorgeoirs qui rappellent le bestiaire fantastique du Moyen-Âge. Cette fontaine bénéficie d’une protection au titre des Monuments Historiques. Elle fut restaurée en novembre 2014.
    La carrière de marbre rose de Salados aurait été utilisée dès l’Antiquité par les Romains. Cette carrière d’altitude à ciel ouvert permet l’exploitation de blocs effondrés des aiguilles de Chabrières. Son utilisation fut essentiellement locale et le plus grand chantier qu’elle alimenta fut celui de la cathédrale de Gap à la fin du XIXe siècle. Un parcours Sens’actions de randonnée-jeux permet sa découverte de manière ludique en famille.
  • Lac de Saint-Apollinaire
    Lac de Saint-Apollinaire - Jennifer Noris
    Lac

    Lac de Saint-Apollinaire

    Ce lac glaciaire est d'une surface de 5900m2, orienté Sud (Adret). Il s'est formé géologiquement par un petit glissement de terrain (éboulis calcaires et moraines glaciaires). Une dépresion s'est formée et des argiles sont venus s'y loger, donnant naissance au lac. Il est bien ensoleillé et entouré d'un mélèzin, ce qui constitue un cadre paisible pour en faire le tour ou s'y baigner.
  • Lac de Serre-Ponçon - Église de Saint-Apollinaire
    Lac de Serre-Ponçon - Église de Saint-Apollinaire - Joelle Noguer
    Petit patrimoine

    Église de Saint-Apollinaire

    L’église, implantée sur un promontoire comme pour affirmer sa domination spirituelle, trône au milieu du village. Elle a subi plusieurs destructions lors des guerres de Religion. Seul le beau porche garde les traces de ses origines du XIIe siècle. Un cadran solaire moderne orne son flanc sud. La vue est remarquable sur la retenue de Serre-Ponçon, Savines-le-Lac et ses environs ainsi que sur les sommets de la rive gauche de la Durance (Pic de Morgon, Pic de Charance, Parpaillon).
  • Lac de Serre-Ponçon
    Lac de Serre-Ponçon - Jennifer Noris
    Lac

    Lac et barrage de Serre-Ponçon

    La Durance est une rivière dite « capricieuse » qui prend sa source à l’ubac de Montgenèvre et se jette dans le Rhône en Avignon. Ses crues étaient redoutées en raison des nombreux dégâts qu’elle pouvait causer sur les terres agricoles, ouvrages et maisons.
    Cette rivière était utilisée comme voie de transport pour le commerce du bois du Moyen-Âge jusqu’au dernier quart du XIXe siècle. Les troncs d’arbres abattus dans les forêts étaient assemblés par des liens végétaux pour constituer des radeaux, que les radeliers menaient jusqu’au Rhône.
    L’idée de construire un barrage sur la Durance remonte à 1856, notamment pour réguler les débits et constituer un immense réservoir d’eau pour l’agriculture. Le barrage actuel a été conçu pour la production d’énergie au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et également pour l’irrigation. Les travaux ont débuté en 1955 et le barrage a été mis en eau en 1960. Sa retenue d’eau est assurée par l’un des plus grands barrages poids (en terre) d’Europe flanqué entre deux rochers, le Serre-Ponçon et le Serre de Monge sur les communes de Rousset et de La Bréole.
    Cette gigantesque retenue d’eau a façonné en aval les paysages de la Durance où l’arboriculture et l’agriculture se sont fortement développées en fond de vallée, occupée également par les infrastructures routières et le canal EDF.
    À visiter : le Muséoscope du Lac de Serre-Ponçon à Rousset et la Maison de l’Eau et des Énergies au pied du barrage.
  • Ancienne gare et pont de Savines
    Ancienne gare et pont de Savines - Joelle Noguer
    Histoire

    Savines-le-Lac, village et pont

    Le village
    Le village de Savines a changé deux fois d’emplacement au cours de l’histoire. Le premier village était situé en rive droite de la Durance, au fond du torrent de Réallon, à l’actuel lieu-dit la Paroisse, où se trouvent encore les ruines de l’ancien château des comtes de La Font de Savine, et celles de la première église paroissiale.
    Ce premier village, abandonné à la fin du XVIIIe siècle du fait des ravages causés par le torrent de Réallon, s’est alors établi sur la rive gauche de la Durance. Le second Savines datant du début du XIXe siècle fut détruit en 1961 lors de la mise en eau du barrage de Serre-Ponçon. L’évacuation des habitants inspira le film L’Eau Vive de François Villiers, d’après un scénario de Jean Giono et avec la musique éponyme de Guy Béart.
    Un nouveau village, renommé Savines-le-Lac, œuvre de l’architecte Achille de Panaskhet, est alors reconstruit dans le style architectural des années 60, plus en hauteur sur la rive gauche du lac.
    Le mandement de Savines, riche en forêts, champs et pâturages s’étendait au XIVe siècle sur un territoire d’une superficie de 13 500 hectares alors qu’aujourd’hui, il n’occupe plus que le 1/10e de la surface d’origine, essentiellement composée de forêt. Le village est aujourd’hui une station balnéaire et portuaire, aux portes du Parc national des Écrins, entourée de hauts sommets (Pic de Morgon, les aiguilles de Chabrières et le Mont Guillaume).
    Pont de Savines-le-Lac
    Le pont de Savines-le-Lac est lié à l'histoire du barrage de Serre-Ponçon. Ce pont routier d’une longueur de 924 mètres est un ouvrage d’art qui relie la rive droite à la rive gauche du lac sur laquelle a été implanté le nouveau village : Savines-le-Lac. Il utilise une technique innovante à l’époque : le béton précontraint. D’autre part, ses piles sont creuses de manière à annuler les pressions de l’eau qui s’exercent à l’intérieur et l’extérieur de ces piles. Ce pont est un passage essentiel à travers le département des Hautes-Alpes pour rejoindre l’Italie.
  • Village de Pontis
    Village de Pontis - Jennifer Noris
    Petit patrimoine

    Village de Pontis

    Le village de Pontis situé à la confluence des torrents alpestres de la Durance et de l’Ubaye, contrôlait l’accès des hautes vallées riches en pâturages d’estives. Les seigneurs de Pontis parmi lesquels le célèbre Bénédict-Louis, lieutenant dans le prestigieux régiment des gardes du roi Louis XIII, s’y étaient implantés. Les bâtiments de l’ancien château se trouvent à l’arrière de l’église paroissiale et du cimetière, le domaine est aujourd’hui une propriété privée.
    Musée dans l'ancienne école
    Le musée de l’école d’antan se trouve sur la place de l’église dans l’ancienne école du hameau, qui a fermé ses portes en 1966. Aménagée aujourd’hui en musée, elle fait revivre ce qu’était l’instruction publique en montagne. On y retrouve l’environnement des écoliers d’une classe unique avec les bancs en bois, le poêle, l’encre violette, etc.
  • Chapelle Saint-Michel
    Chapelle Saint-Michel - Joelle Noguer
    Petit patrimoine

    Chapelle Saint-Michel

    Îlot au milieu du lac de Serre-Ponçon, la chapelle Saint-Michel a été construite sur un autel dédié à Mercure, dieu des voyages et du commerce dans la mythologie romaine. Perchée sur son promontoire, elle a été sauvée en 1960 de la destruction consécutive à la mise en eau du lac car située au-delà de sa cote maximale. Emblème du lac, elle est aujourd’hui le symbole du passé de cette partie de la vallée de la Durance.
    Construite au XIIe siècle au sein d’un prieuré, détruite en 1692 par les troupes du Duc de Savoie, très vite reconstruite, elle devint un lieu de pèlerinage pour les habitants de la région. A l’origine, prieuré dépendant de l’abbaye de Saint Michel de la Cluse, elle sera affiliée à l’abbaye de Boscodon.
    Avant la construction du barrage, au pied du promontoire de la chapelle se trouvait la gare de Prunières, située entre Chorges et Savines, par laquelle passait le trafic des voyageurs, des militaires et des marchandises, notamment des blocs de marbre vert de la vallée de l’Ubaye, que l’on retrouve à l’opéra Garnier et aux Invalides à Paris.
  • Dolmen du Villar
    Dolmen du Villar - Joelle Noguer
    Archéologie

    Dolmen du Villar

    Situé sur le flanc méridional du Morgon, au-dessus de l'ancien village d'Ubaye recouvert par le lac de Serre-Ponçon, ce dolmen, connu depuis le XIXe siècle, est composé d'une chambre funéraire, couverte d'une seule dalle délimitée par six orthostats. Son entrée est partiellement obturée par une dalle. Un couloir, constitué de quelques blocs alignés, est encore visible. Il a servi de dépôt funéraire à l'époque chalcolithique (5000 à 2500 av. J.C.) et a été réutilisé à l’âge de bronze (2500 à 1750 av. J.C.).
    Plusieurs fouilles archéologiques menées au début des années 1980, ont permis de dénombrer jusqu’à une quarantaine d’individus humains, de nombreux ossement et dents d’animaux, ainsi que du mobilier funéraire composé de plusieurs tessons de céramique, d'un brassard d'archer, d'un poignard en cuivre, de segments de cercle, d'une défense de sanglier transformée en pendeloque, de quelques perles de formes variées en divers matériaux (os et calcaire) et d'outils en silex. Les objets en bronze sont constitués d'une bague spiralée et d'une épingle à tête en crosse. Ces objets sont aujourd'hui conservés au Musée Museum de Gap.
    Cette tombe mégalithique, classée au titre de Monument Historique en 1900, est le seul dolmen visible dans ce secteur des Alpes.
  • Pont Romain du Lauzet
    Pont Romain du Lauzet
    Architecture

    Pont Romain du Lauzet

    Le pont roman dit « romain » franchit l’Ubaye sur la route du Lauzet à Costeplane. Le pont est constitué par une arche en ogive de 9 m de portée, qui est jetée à 40 m de hauteur au-dessus du torrent, ce qui en faisait un des plus hauts ponts de l’époque. De construction rustique, il doit être médiéval (XIVe siècle, mais une datation plus large est supposée au XIIe siècle). L’ensemble du pont et de ses abords est un site classé depuis 1938.
    Il assurait la liaison entre l’abbaye de Boscodon et l’abbaye du Laverq. Ces deux lieux de culte faisaient partie de l’ensemble des abbayes chalaisiennes, les moines y pratiquaient l’élevage ovin et la transhumance entre ces deux sites. C’est ainsi que l’on peut imaginer que les moines chalaisiens faisaient transhumer leurs troupeaux entre Boscodon et le Laverq en passant sur le Pont Romain du Lauzet il y a 900 ans !
  • Tunnel au Lauzet-Ubaye
    Tunnel au Lauzet-Ubaye - Jennifer Noris
    Histoire

    Ancienne voie ferrée de l'Ubaye

    Cette voie ferrée, dont la construction a débuté en 1909, devait relier Grenoble à Barcelonnette mais fut finalement interrompue en 1934 au profit de la ligne Veynes/Briançon. Elle n’a jamais été terminée malgré de grands travaux entrepris et bien avancés : carrières, tailles de pierre, ponts, viaducs, tunnels et voies. Le pont de Chanteloube visible dans le lac de Serre-Ponçon à Chorges, est l’un des ouvrages de cette voie ferrée.
    Les travaux de construction ont nécessité de la main d’œuvre (ouvriers, contremaitres, maîtres d’œuvre) venue d’Italie. Beaucoup se sont fixés dans la vallée, épousant Valéianes et Valéians.
    Aujourd’hui la voie et les tunnels connaissent une nouvelle destination, on peut les parcourir à pied et en VTT, il y a même des champignonnières !
  • Abbaye du Laverq
    Abbaye du Laverq - Norman Lancelot
    Petit patrimoine

    Abbaye du Laverq

    L’abbaye du Laverq fut fondée en 1135. Les abbayes de Boscodon et du Laverq semblent avoir une histoire indépendante de 1130 à 1142, date à laquelle l’abbaye du Laverq rejoint Boscodon et devient alors prieuré. Toutes deux rejoignent l’abbaye-mère de l’Ordre de Chalais, située à Voreppe en Chartreuse. Cette dernière, à proximité de l’Ordre voisin et concurrent des Chartreux, essaima sur la Provence.
    Les moines du Laverq, fidèles à la Règle de Saint-Benoît, conjuguaient la vie religieuse et le travail manuel. Ils sont à l’origine du développement de l’Ubaye. Les moines n’étaient pas des ermites solitaires mais de véritables entrepreneurs. Ils étaient aidés de nombreux laïcs. Ainsi, l’exploitation du bois, l’élevage ovin et l’agriculture ont constitué leurs ressources et celles de toute la vallée de l’Ubaye pendant longtemps.
    En 1354, l’abbaye du Laverq disparut dans un incendie, quelques moines restèrent jusqu’au XVIe siècle. En 1597, la plupart des moines encore présents furent exterminés, les derniers survivants rejoignirent alors Boscodon avec plusieurs familles et créèrent le hameau des Traversettes.
    À la Révolution française, tous les biens monastiques furent déclarés « biens nationaux », vite revendus à de riches propriétaires privés.
    À l’entrée du hameau, on aperçoit les ruines de ce qui était probablement la chapelle de l’ancienne abbaye, devenue ensuite chapelle des Pénitents jusqu’à l’édification de l’église actuelle. Cette dernière date du XVIIe siècle. Le porche d’entrée en tuf grossièrement taillé a peut-être été construit en récupérant les pierres de l’ancienne abbaye. Le clocher de style lombard a été construit plus tard, en 1892. Sa cloche initiale, datée de 1735, a été remplacée en 1991.
    L’association pour la Protection et l’Aménagement du vallon du Laverq a restauré ces ruines, en grande partie rasées lors de la construction de la piste en 1968. Elle perpétue la mémoire des moines et convers qui ont donné vie au vallon il y a une dizaine de siècles.

Profil altimétrique


Recommandations

Dans la mesure du possible, prévoyez vos hébergements à l'avance.
Vous pouvez bien entendu fusionner ou découper des étapes à votre guise.
Les pistes représentant une petite moitié de l'itinérance, nous conseillons pour votre confort des pneus d'au moins 40mm de large.

Transport

L’itinérance est accessible en train au départ de la gare de Veynes-Dévoluy. Vous pouvez y accéder grâce à la ligne Intercités de Nuit Paris-Briançon ou par les lignes TER Valence-Briançon, Briançon-Marseille ou Gap-Grenoble.
En milieu d’itinérance, vous pouvez également utiliser la gare de Chorges. 

Pour le retour, rejoignez la gare de Chorges par l'itinéraire de votre choix, puis prenez un TER jusqu'à la gare de Veynes.
Il existe une ligne de bus ZOU! Gap-Barcelonnette, mais renseignez-vous avant pour savoir si les vélos sont acceptés.

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